Je suis de ceux qui ne partage ni sentiment ni emotion. Je suis de ceux qui ne disent rien en esperant que tous se passe bien. Je suis de ceux qui prennent sur eux jusqu'a ce que la coupe deborde. Je suis un reveur amoureux, qui se laisse trop souvent porter par le vent. Je suis de ceux qui un beau jour se leve et se pose enfin des questions. Je suis de ceux qui ne sais plus pourquoi, mais qui avais une bonne raison. Je suis de ceux qui pleure le soir, plus souvent de honte que tristesse. Je fais avec ma sensibilite bien que souvent elle me derange. Elle m'entaille bien plus souvent que je ne voudrai l'admettre. Alors je la met sous le tapis, comme pour pretendre qu'elle n'est pas la. Je prend sur moi, ca va passer, quand elle me mord je la met en laisse parfois. Quand elle me fait mal je l'attache. Mais aujourd'hui je ne sais plus quoi faire... Aujourd'hui, elle m'a saute a la gorge, elle m'a fait hurlait que j'etais nul. Qu'au fond de moi je reste un gosse. Elle m'a crie mes quatres verites. Elle m'a laisse a terre, m'a regarde d'un regard qui se voulait plus miroir qu'autre chose. Comme pour me dire "regarde ou tu en es aujourd'hui". Foutu sensibilite, elle te rattrape toujours. Alors on essaie de l'enfoncer toujours plus loin. Mais aujourd'hui elle m'a mise a terre. Elle m'a saute au cou, m'a aggriper de toutes ses forces. A enserrer ses bras autour de moi. Elle m'a serrer fort contre elle. Et j'ai pleurer a gros sanglots. J'ai pleure dans ses bras. J'ai pleure, pleure, pleure des rivieres de larmes. Elle n'a pas bouge, immobile, sa main dans mes cheveux, son haut rempli de morve. Elle m'a regarde, un peu hebete, puis elle m'a souris. Je me suis effondre a terre, incapable d'autre chose. Quand a elle, elle n'a pas bouge. Elle s'est contente de me regarder faire, me debattre comme un animal blesse. Elle s'est agenouille, puis m'a murmure une phrase avant de se lever et de partir. Elle m'a murmure cette seule phrase qui m'a mis a mon tour au tapis. Sous le tapis plus precisement. Elle a inverse les places majestueusement, dans un regard de lucidite. Elle m'a quitte avec cette seule phrase, mon corps au milieu de nos larmes.
"Il n'est jamais trop tard"
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