Acceuillir

publié le 16/11/2025 04:00

Et parfois on se demande bien
Si la poesie nous suffit
Si elle sera la seule temoin
De l'experience de nos vies

A quoi bon ecrire apres tout
Si ce n'est pour ne rien lacher
Si ce n'est pour par dessus tout 
Ne sourtout jamais oublier

Je me surprend en desacord
Avec bien des inspirations
Je ne crois pas que j'ai eu tort
Je ne crois pas avoir raison

Mais me voila le soir venu
Quand j'ai la lune pour seule compagne
Une fois ma plume devetue
Enfin la tristesse me gagne

Le papier saigne comme je pleure
Comme pour me vider de moi meme
Comme pour m'expier de mes horreurs
Comme pour m'arracher de ma peine

Et les eclaboussures m'arrosent
Grimaces deformant le visage
Je ne suis qu'un accro sans sa dose
Je ne suis qu'un homme de passage

Quand seule l'obscurite demeure
Qu'il ne reste plus que des blessures
Quand poursuivi par le malheur
Seule mes textes me rassurent

Je cris au milieu de la piece
Du plus bruyant de mes silences
Je hurle toute ma tristesse
Me remplis d'un trop plein d'absence

Je comble rapidement le vide
Par cette potion de faiblesse
Tres loin de me rendre lucide
Elle me comble de son ivresse

Je me debat avec mon ombre
Persuade de devoir payer
Persuade que si je m'effondre
Personne ne viendra me relever

Et vient le besoin de souffrir
Qui devient plus fort que mes larmes
Quand la souffrance sait m'envahir
Et s'incarne dans cette lame

Mais je ne me laisserai pas faire
Je sors dans la rue en courant
Dans cette ville si etrangere
Qui m'acceuille paisiblement 

Chaque pas est un cri de plus
Chaque lumiere un projecteur
Qui me rapproche du terminus
Qui me rapproche de la chaleur

Je m'assois donc a bout de force
Et le froid m'envahi soudain
Moi qui jadis bombait le torse
Me trouve aujourd'hui tellement loin

Cette attente me semble infini
A en oublier que tu viens
A en oublier mon oubli
A en perdre tout mes moyens

Je m'effondre donc, une enieme fois
Cette fois a meme la capitale
Le sol est dur et l'air et froid
Dans cette ville je me sens sale

Les passant passent, sans un regard
Je ne suis qu'un parmis les autre
Je ne suis qu'un inconnu ce soir
Qui au milieu d'un square se vautre

Soudain tu surgis de nul part
Presque comme si tu me suivais
Et quand je croise ton regard
Je sens mes forces me quitter

Tu presse le pas, ouvre les bras
Acceuille mes larmes sur ton epaule
Et je tressaille tout contre toi
Je perd lentement le controle

C'est une oasis de tendresse
Au milieu d'une nuit glacee  
Un mosolee de gentillesse
Une fugace eternite

Quand je repense a ce moment
Quand j'essaye de me souvenir
Je te suis juste reconnaissant
D'avoir bien voulu m'acceuillir

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