Organe usé

publié le 07/06/2023 00:00

En sortant du lycée

Ce soir encore, je suis morose

Je repense à la journée

Et à des tonnes de tas de choses

 

Je baisse la tête et trace ma route

Repensant à ces insultes

Insultant mentalement le groupe

De connards, de fils de pute

 

Tu connais ce groupe de filles

Si populaire et si jolies

Armées de faux ongles et de cils

À fantasmer toute la nuit

 

Je les déteste toutes, enfin presque

Parce que, à une exception près

Arborant jupe de princesse 

Et son minois tellement mignon

 

Amoureux depuis 3 ans

Enfin, si j'appelle ça de l'amour

Car ses rires sont consternants

Quand elle se moque, je veux être sourd

 

Ses railleries sont comme des lances

Quand on s'attaque à ma muraille

Mais comment puis-je faire confiance

Quand je me livre moi-même bataille

 

Pourquoi aimer est-il cru

Bien que je demeure cannibale

À laisser mon cœur trop perdu

Me dévorer de mes entrailles

 

Je voudrais juste l'ignorer

Qu'elle disparaisse de ma vie

Mais voilà, elle doit rester

Et je crois bien devoir souffrir

 

Mais je me refuse à tout ça

À ce destin que je réfute

Je n'en peux plus de ses coups bas

Pour une fille qui n'est qu'une pute

 

J'en ai assez, c'est l'overdose

Car chaque homme a ses limites

Demain c'est mort pendant la pause

J'irai bien péter ma diurite

 

C'est donc ainsi que je m'engage

Plus déterminé que jamais

Je le cache, mais suis en âge

Quand je regarde les dépravés

 

Je la vois tout de suite au milieu

Esquive son regard aussi tôt

Mon palais est un peu pâteux

Mais je serre très fort mon couteau

 

Les gens me fixent et me contemplent

Comme si j'étais un animal

Je me questionne : aurais-je la trempe

De me sentir un peu moins sale

 

Je serre les dents, lève la tête

Et fixe sur eux mes yeux haineux

Et lorsque l'un de ces tapettes

Trouve à rire de mes cheveux

 

Ma décision fut dès lors prise

Il est trop tard, je n'en peux plus

Je les vois rire et je fulmine

En m'élancant vers ces te-pu

 

Chaque coup planté dans leur chair

Procure un plaisir viscéral

Et c'est en insultant leurs mères

Que d'un grand coup je les entailles

 

Elles ont beau hurler, je m'en fous

Je ne suis pas une bête de foire

Je cache en moi un immense fou

Mais si elles le souhaitent, elles vont le voir

 

À coups de bras, le sang jaillit

Comme un chasseur dévore sa proie

Un peu pâle sous mon treillis

Mais je me sens tout comme un roi

 

Je les contemple, pétrifié

À fixer bêtement leurs corps

L'une gît maintenant inanimée

Je suis désormais le plus fort

 

04/01/2021

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