En sortant du lycée
Ce soir encore, je suis morose
Je repense à la journée
Et à des tonnes de tas de choses
Je baisse la tête et trace ma route
Repensant à ces insultes
Insultant mentalement le groupe
De connards, de fils de pute
Tu connais ce groupe de filles
Si populaire et si jolies
Armées de faux ongles et de cils
À fantasmer toute la nuit
Je les déteste toutes, enfin presque
Parce que, à une exception près
Arborant jupe de princesse
Et son minois tellement mignon
Amoureux depuis 3 ans
Enfin, si j'appelle ça de l'amour
Car ses rires sont consternants
Quand elle se moque, je veux être sourd
Ses railleries sont comme des lances
Quand on s'attaque à ma muraille
Mais comment puis-je faire confiance
Quand je me livre moi-même bataille
Pourquoi aimer est-il cru
Bien que je demeure cannibale
À laisser mon cœur trop perdu
Me dévorer de mes entrailles
Je voudrais juste l'ignorer
Qu'elle disparaisse de ma vie
Mais voilà, elle doit rester
Et je crois bien devoir souffrir
Mais je me refuse à tout ça
À ce destin que je réfute
Je n'en peux plus de ses coups bas
Pour une fille qui n'est qu'une pute
J'en ai assez, c'est l'overdose
Car chaque homme a ses limites
Demain c'est mort pendant la pause
J'irai bien péter ma diurite
C'est donc ainsi que je m'engage
Plus déterminé que jamais
Je le cache, mais suis en âge
Quand je regarde les dépravés
Je la vois tout de suite au milieu
Esquive son regard aussi tôt
Mon palais est un peu pâteux
Mais je serre très fort mon couteau
Les gens me fixent et me contemplent
Comme si j'étais un animal
Je me questionne : aurais-je la trempe
De me sentir un peu moins sale
Je serre les dents, lève la tête
Et fixe sur eux mes yeux haineux
Et lorsque l'un de ces tapettes
Trouve à rire de mes cheveux
Ma décision fut dès lors prise
Il est trop tard, je n'en peux plus
Je les vois rire et je fulmine
En m'élancant vers ces te-pu
Chaque coup planté dans leur chair
Procure un plaisir viscéral
Et c'est en insultant leurs mères
Que d'un grand coup je les entailles
Elles ont beau hurler, je m'en fous
Je ne suis pas une bête de foire
Je cache en moi un immense fou
Mais si elles le souhaitent, elles vont le voir
À coups de bras, le sang jaillit
Comme un chasseur dévore sa proie
Un peu pâle sous mon treillis
Mais je me sens tout comme un roi
Je les contemple, pétrifié
À fixer bêtement leurs corps
L'une gît maintenant inanimée
Je suis désormais le plus fort
04/01/2021
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