Et si en une nuit, dans l'ombre d'une lune
Sans que personne ne sache ou ne porte rancune
A l'encontre de celui qui ne saurai s'y faire
Pour atteindre la nuit et comprendre l'enfer
On supprimait la peine et la joie à la vie ?
On se coupait du monde bien loin de nos envies
On fermait les rideaux pour ne plus jamais voir
Ni le reflet de l'eau ni celui des miroirs
Si l'espace d'un instant sans vraiment le savoir
On soufflait les bougies, échangeant ce regard
Qui nous fit des complices un peu trop insouciants
D'un monde sans préjudices, peuplé de coeur d'enfant
Si dans l'obscurité je m'approchais de toi
Prétextant d'être seul, prétextant d'avoir froid
Dans cette grand pièce ou la peur s'entasse
Et mon coeur impétueux se trouve un peu fugace
Si le temps d'un moment sans que tu ne te doutes
Je luttais contre moi, et ce quoi qu'il en coûte
Que mes yeux voilés par l'absence de lumière
Se plantent dans le tiens murmurant mes prières
Si mes gestes se font doux et mon poux devient fou
Si entre deux caresses de mes mains sur tes joues
Je te prenais les hanches de manière délicate
Bien que je soit trop gauche et mes mains maladroites
Je léverai la tête pour fixer de mes yeux
Le visage de celle qui me rendrait heureux
Si à ce moment là, lorsque je m'offres à toi
Entre envie de pleurer de tristesse et de joie
Si tu ne sais pas lire le language des iris
Si tu a peur de moi, faisant fit d'Osiris
Alors je resterai dans l'ombre de la nuit
Et prierai ce dieu là de vaincre ma folie
Car je ne crains vraiment que l'amour véritable
Pas celui d'un enfant mais celui d'une dame
Qui ne saurait saisir l'ampleur des émotions
Qui ravagent mon esprit et harcélent ma raison
Je rejoindrai ce dieu en tant que roi déchu
Car ma fertilité deviendrait incongru
A quoi bon donner fruit en absence de bohneur
J'aurai pu être rosier me voilà saule pleureur
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