Osiris

publié le 04/07/2023 00:00

Et si en une nuit, dans l'ombre d'une lune

Sans que personne ne sache ou ne porte rancune

A l'encontre de celui qui ne saurai s'y faire

Pour atteindre la nuit et comprendre l'enfer

 

On supprimait la peine et la joie à la vie ?

On se coupait du monde bien loin de nos envies

On fermait les rideaux pour ne plus jamais voir

Ni le reflet de l'eau ni celui des miroirs

 

Si l'espace d'un instant sans vraiment le savoir

On soufflait les bougies, échangeant ce regard

Qui nous fit des complices un peu trop insouciants

D'un monde sans préjudices, peuplé de coeur d'enfant

 

Si dans l'obscurité je m'approchais de toi

Prétextant d'être seul, prétextant d'avoir froid

Dans cette grand pièce ou la peur s'entasse

Et mon coeur impétueux se trouve un peu fugace

 

Si le temps d'un moment sans que tu ne te doutes

Je luttais contre moi, et ce quoi qu'il en coûte

Que mes yeux voilés par l'absence de lumière

Se plantent dans le tiens murmurant mes prières

 

Si mes gestes se font doux et mon poux devient fou

Si entre deux caresses de mes mains sur tes joues

Je te prenais les hanches de manière délicate

Bien que je soit trop gauche et mes mains maladroites

 

Je léverai la tête pour fixer de mes yeux

Le visage de celle qui me rendrait heureux

Si à ce moment là, lorsque je m'offres à toi

Entre envie de pleurer de tristesse et de joie

 

Si tu ne sais pas lire le language des iris

Si tu a peur de moi, faisant fit d'Osiris

Alors je resterai dans l'ombre de la nuit

Et prierai ce dieu là de vaincre ma folie

 

Car je ne crains vraiment que l'amour véritable

Pas celui d'un enfant mais celui d'une dame

Qui ne saurait saisir l'ampleur des émotions

Qui ravagent mon esprit et harcélent ma raison

 

Je rejoindrai ce dieu en tant que roi déchu

Car ma fertilité deviendrait incongru

A quoi bon donner fruit en absence de bohneur

J'aurai pu être rosier me voilà saule pleureur

 

 

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