Je ne crois pas être dans le faux lorsque je dis que l'un de mes plus gros frein social est sûrement le manque de lâcher-prise. C'est certainement une des choses personnel à chacun et terriblement difficile à change. Certains de mes proches se sentent incapables, timide ou trop gentil et ca leur porte préjudice. Et bien mon truc à moi, c'est sûrement le contrôle !
C'est tellement rassurant de savoir. Savoir ce qu'il va se passer, comment on va se sentir, ce que l'on va dire; pour parler des situations sociales. Et pourtant c'est bien lorsque je ne saisi pas ce qu'il se passe de l'autre coté, lorsque je ne sais pas la réaction de l'autre, que l'échange et le plus vivant, le plus authentique et le plus intéressant. Je crois que cette omniprésence du contrôle remonte sûrement à très longtemps car elle me suis depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. C'est un vrai confort de ne pas être surpris. Alors évidemment, la vie est aussi faites de prise de risque mais tout comme un joueur de poker avisé, je suis devenu assez bon dans l'art de savoir évaluer le danger et les personnes (je suis par ailleurs plutôt bon au poker je crois haha).
L'humour est très enrichissant dans ce domaine. Un rire est toujours authentique, toujours pur, souvent communicatif et toujours la preuve d'une marque de confiance. Je ne crois pas que les mots aient pu construire arme plus puissante que l'humour. Elle change selon la culture, le pay, la personne, la relation, les croyances, mais elle est toujours un facteur déterminant dans les relations humaines. Dans les miennes en tout cas, indubitablement. La majorité de mes relations se sont construites autour de l'humour. Taquineries ou humour noir, chacun possède ses faiblesses quant au masque d'austèrité qu'il peut arborer et c'est souvent en découvrant ce qui fait rire quelqu'un que l'on découvre qui cette personne se trouve réellement être.
J'ai le souvenir d'un trajet en voiture avec mon meilleur amis durant lequel un rien nous emportait dans un fou rire. Litttéralement rien ! Un coup d'oeil furtif à son regard et je repartait de plus belle. Nous étions de vrais enfants ! Et voilà qu'il met un mouchoir sur sa tête pour me faire m'esclaffer et que je lui fait une grimace de mon coté pour le faire rire à son tour. C'est sûrement un des plus beaux souvenirs avec lui. Cette heure de voiture m'a paru durée cinq petites minutes. Nous avions 16 ans à l'époque mais je crois (et j'éspère) que nous partageront les mêmes idioties que ma mère regardait d'un air hébété à l'époque. Elle secouait la tête, abasourdie par tant d'immaturité certainement, et tourner la tête pour se concentrer sur la route. C'était un partage authentique de deux amis d'enfance, et certainement que personne d'autre ne pourra jamais complétement saisir ce qu'il se passait dans nos regards à ce moment là.
C'est pourquoi, je suis persuadé que la clé de la relation parfaite c'est sûrement le laché prise. Je dois certainement être biaisé par le fait que cette apptitude m'échappe en grande partie, et je sais combien on peut désirer ce que l'on a pas. Mais quel plus bel échange, partage, relation et complicité que celle naît d'une confiance déraisonable ? Après tout, la sexualité semble bien se construire autour de ces pilliers: la confiance et le lâcher-prise. Beaucoup associe cela à de la vulérabilité, moi y compris. Mais j'essaye de tendre à davantage me laisser aller, à davantage faire confiance à l'autre plutôt qu'à moi même. C'est loin d'être aisé, mais je suis persuadé que j'ai quelque chose à y gagner. Quoi qu'il en soit, je me rend compte que j'y ai suffisamment perdu pour me laisser avoir main mise sur l'ensemble des moments qui constituent ma vie. Comment pleurer, sourire, prendre dans les bras, être sincère si l'on doit avant toute chôse savoir ce que l'autre en pensera ? Je n'ai plus envie d'attendre d'avoir une bouffé de courage et de curiosité pour me permettre de vivre ces chôses là.
Alors oui, un peu comme une boîte retenant tout ces sentiments en cage, mon cerveau en arrive parfois à ne plus supporter toutes ces chaines, tout ses murs. Tous autant que nous sommes avons pu traversé des crises de larme, de colère ou de solitude. Je ne déroge pas à la règle, lorsque les cadenas protégeant tout ce petit monde trop proche de mon coeur aux goûts de ma tête sautent, je m'effondre. De préférence seul. L'océan se déchaine, l'eau s'écroule le temps d'une nuit, parfois plus longtemps. La plume s'agitent régulièrement, bousculé par les mouvements des vagues. Mais lorsque les proches reviennent, la plage est bien lissé, bien propre, prête à attendre la prochaine tempête.

Malgrès tout, je me souviendrai de certains regards, certains moments de complicités avec des amies, des amours et de la famille qui me marquent et me marqueront sûrement à jamais. Des yeux les uns dans les autres qui exprimeront plus que tout les mots que peuvent construire notre coeur. Un sourire, un calin, un mot, qui auront plus de valeur pour moi que tout l'argent du monde. Et c'est en y repensant, que je sais que j'avais laché prise.
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