Souffrant ses peurs

publié le 12/07/2023 03:00

J'aime la souffrance et la peur en un sens. Pas comme j'aime mon père, ma mère ou mes proches mais plutôt comme j'aime mes échecs, mes erreurs et mes doutes. Ce sont des imperfections, et ils me sont précieux. Si précieux peut être que je ne saurais les rendre accessible. Il s'agit de la partie de moi que je chéris peut être le plus. Ce que je ne monte pas, ce que je cache délibérément, c'est en partie une question de confiance en moi et d'égo évidemment mais c'est aussi et surtout la pureté de ce que je suis, le crystal qui m'anime. J'emmagasine depuis tout petit une telle quantité d'émotion, comme une mer sans fin que l'on essaierai de remplir avec une passoir. Je suis le genre de pierre brut qui ne veux pas se polir. Je connais la fragilité de la beauté, je connais la fragilité que proccure la souffrance et la peur. Swann les connais bien : ce sont deux vieux amis à lui. Il est de se crystal, focalisé sur les impuretés évidemment. Il ne sait pas voir la beauté de cette peur, il ne comprend pas la notion du potentiel. Je ne le blâme pas, comment comprendre à quel point le couteau de cuisine est un isntrument formidable lorsque celui ci pénétre son propre corps ? Comment ne pas blamer toutes les lames du monde ? Il m'en voudra sûrement d'avoir écris ca. Il sait combien c'est injuste, combien c'est difficile pour lui à vivre et aisé pour les autres. Un peu comme l'école. Il déteste tout les gens qui aiment l'école. Il se sent un peu insulté ou en tout cas triste face à eux. Comme toujours: peur et souffrance.

La peur motive. La peur a cette immense qualité que de faire passer à l'action. La peur de la perte avant tout. Elle change un homme, transforme un coeur et irait jusqu'à cammoufler un caméléon. C'est le genre de peur qui m'indique ce qui est important pour moi. Lorsque plus rien ne m'atteint, lorsque le coeur est meurtrit, lorsque les sentiments s'engoufrent dans la mer des inéprouvés, alors la peur me rammène à la réalité. Elle n'est pas mielleuse comme l'amour ou morose comme le manque. C'est un éléctochoc : vif et sec, qui t'arrache à la réalité, qui te connecte de toute ses force et éprouve pour toi tout ce que tu n'ose plus voir. La peur de l'échec appel celui qui ne veut plus jamais perdre, celui qui parcours la mer de long en large sans jamais en voir le bout, la remplissant doucement de ces larmes innocentes. Swann, tu sais ce dont je parle ici, je sais ta détresse, je sais tes larmes et je sais tes frissons, je sais ta haine et ta colére, je sais ton impuissance et l'injustice que tu peux ressentir. Je sais que je suis celui qui décide pour nous, celui qui décide pour toi. Je m'excuse si je t'ai ammené là, si cette peur t'a malmené plus que moi certainement. Tu es le muet qui essaie de crier, lorsque les larmes roulent. Tu as su m'ouvrir les yeux lorsque je n'en étais pas capable seul. Peut être es tu celui de nous deux qui sait le plus aimer ? Alors s'il te plaît, si tu retombes jamais amoureux, dis le moi.

La souffrance fait grandir. Elle enseigne, elle modéle. A l'image des mains de l'artiste sur l'argile, elle presse et contraint la matière, certes, mais elle est nécessaire à la forme finale de l'oeuvre. Je ne serai pas moi sans avoir souffert, je ne sais pas qui je serais d'ailleurs, je ne crois pas qu'un humain existe sans souffrance. Nous arrivons au monde arraché à ntore cocon, forcé à nous bruler les poumons de cet air attroces, sous le prétexte de l'amour. Mais voilà, aujourd'hui je suis attaché à cette souffrance qui modéle. Je veut bien souffrir si c'est au nom de l'amour, si c'est auprès d'un autre dont le nom importe peux, capable de me laisser cette souffrance sans pour autant s'en détourner. Capable de laisser un homme souffrir et un enfant pleurer, les laisser se bruler les poumons au creux de ses bras. J'aime l'intensité, j'aime vivre à fond les choses mais la plus intense des éxpériences que la vie ne pourra jamais m'offrir est peut être celle de deux enfants qui se regardent et se comprennent au travers de l'adulte. Deux enfants qui apprennet à se comprendre, à s'écouter et à s'aimer. Ces enfants là connaissent la souffrance mais surtout la douceur. Ils savent combien les mains de l'artiste sont capable d'être ferme et dur mais aiment par dessus touot les mains de l'autre. Et je crois que la souffrance sert à ca finalement : laisser l'autre être son artiste le temps d'un geste.

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