Salut toi, je t'y retrouves encore. Toujours la a chercher mes mots, mes mots si precieux. Toujours a epier, a attendre la moindre faille de ma pairt hein ? A cherche jusqu'a ce texte pour me comprendre, me dissequer. Encore une fois tu me lis. Encore une fois. Tu cherches quoi au juste ici ? Tu cherches ma vulnerabilite ? Tu cherches mes maux, mes larmes, mes doutes ? Tu cherches des armes peut etre. Je sais pas ce que tu viens exactement faire ici mais sache que je sais m'y proteger. Alors oui tu peux lire ces lignes, oui tu peux essayer de voir derriere ces mots, parce que je le suis, finalement: faible. Et ce soir encore c'est de cette fierte dont on parle. Ce soir encore c'est ca que l'on veut lire. Comme si tout l'interet des mots ne transpirait qu'a travers cela: la faiblesse. Comme un animal sauvage dans le grand monde qu'est la societe, a epier les moins transparents, les moins accesibles. Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour defaire le roi de son trone... Alors attention, loin de moi l'idee de me considerer roi. Je n'en suis plus que l'ombre aujourd'hui, et tu le sais tres bien. Je sais ce que sait d'etre "fort". Je sais ce que c'est de "tenir". Et cette sensation de puissance a un gout degeulasse, je te l'assure. Alors regarde bien, plus proche encore. Car ma plus grande faiblesse ne s'observera jamais. Elle n'est pas dans ces lignes, pas plus que dans ces mots, pas plus que sur ce site, pas plus que nul part ailleurs d'ailleurs. Ma plus grande faiblesse, je vais te l'apprendre vu que tu me lis pour celle ci, vu que c'est ce qui interesse, ce qui cultive, ce qui passione. Ah, cette envie malsaine de rendre l'autre vulnerable, je la connais trop bien elle aussi. Elle mene aux pires vices, a la plus grande folie, aux plus grandes illusions, au plus gigantesque mensonge: le controle. Mais treve de prevention, c'est pour savoir ce que je redoute, la ou je ne saurais pas me proteger que l'on est la, n'est ce pas ? Je ne te fait que languir, a debiter ces mots sans jamais ponctuer de ce pour quoi ils existent, pour la fin, pour comprendre. Que c'est plaisant lorsque l'on est faible, lorsque l'on ne controle rien. Il y a dans cette vulnerabilite une jouissance reelle, une forme de purete que rien ne pourra egaler. Certains se sentiront faible une fois nue, deshabille de tout vetement, ou bien de toute pudeur ou encore toute protection, carapce ou que sais-je. Ce n'est pas mon cas. Certains se sentiront faible en enoncant ce qu'il ressentent, en parlant de leurs emotions. Ce n'est pas mon cas. Certains se sentiront faible en parlant d'eux, en parlant de leurs doutes et de leurs peines. Ce n'est pas mon cas. Oh comme je m'amuse a enumerer tout cela, a maintenir de la tension, du suspens entre ces lignes. C'est ce que ferait un grand auteur n'est ce pas ? Si je ne peux pas me livrer dans ces mots, si je ne peux pas m'y glisser entierement, lasisez moi au moins le luxe d'y jouer. Quel malheur que de devoir le dire, ce ne sont pas des choses qui se disent, n'est ce pas ? Les failles, ca se bouchent, ca se protegent, ca se fortifient non ? Je ne sais plus tres bien, peut etre que finalement le mieux c'est de le garder pour moi. Non non non, tu as deja lu assez il me semble. Cela fait suffisamment de mots. Je sais bien que tu veux aller a la fin, je ferai surement la meme chose si j'etais toi. A quoi bon lire les delires d'un mec tout seul derriere son ecran ? Je ne peux pas t'en vouloir. Mais voila, ce n'est pas a la fin. Je ne vais pas non plus etre aussi evident. On parle ici de quelque chose de tres precieux pour moi, hein. Je ne peux pas non plus faire comme tout le monde. J'ai moi aussi, comme tout a chacun, la pretention de vouloir etre unique. Je veux sortir du lot finalement. Bon je crois que c'est le moment. Je me lance. Et attention je ne me ravise pas cette fois ci. Je l'ai deja fait plusieurs fois je sens bien que ca ne te ferai plus rire. Mon humour a ses limites je le sais bien. Mais vois tu, c'est avec toute la honte du monde que je m'exprime aujourdh'ui. C'est avec un peu de peur aussi que j'aborde ce sujet. Ma plus grande faiblesse, si je doit te le dire, du fond de mon petit coeur, ce serait de te perdre. Toutes ces lignes ecrites dans un seul et meme but, te faire rester un peu plus a mes cotes, dans mes longues nuits solitaires. C'est peut etre le moment de partir, la supercherie est levee. Ces lignes n'etaient rien d'autre que du temps perdu sous ton nez. Rien que de la poudre aux yeux. Je peux te dire que je suis desole, mais voila, le temps ca se vole et jamais ca ne peut se rendre. Pardonne ma faiblesse, cette solitude m'accable, cette solitude m'enferme. Un peu de votre compagnie ce soir, c'est tout ce que je voulais. Je n'oserai pas te remercier, je sens bien que tu ne partage pas. Mais voila, au dela du lecteur, au dela de la femme, de l'homme, de l'humain qui lit ces mots, je ne veux pas te perdre. C'est tout ce qui m'effraie. C'est un peu simple pour moi de dire cela je le sais, c'est desormais trop tard, le mal est fait. Et desormais ces mots ne serviront qu'a ceux qui voudraient me quitter un peu trop tot. Ceux qui liront ce texte depuis sa fin, pour ne pas perdre ce temps qui me fait si plaisir. Toi tu sais deja ce qu'ils ne savent pas encore, ne leurs dis pas je t'en prie. Ce temps m'est trop precieux. Plus que le temps encore... Tu sais bien ce qui m'est precieux desormais. Mais pas besoin de continuer ces mots, meme si c'est gentil je dois l'admettre. Il ne sont reserve qu'aux personnes un peu trop pressees, un peu trop curieuses. Merci de m'avoior lu, et reconforter un peu. Je me sens moins faible desormais. Les nuits sont longues quand on ne peut pas etre fort, lorsque tout le monde s'endort et te laisse a ta faiblesse, impitoyablement.
Approchez... plus près... car plus vous penserez voir clair, plus ce sera facile de vous duper.
Daniel Atlas
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