C'est plein de désinvolture que les gestes sont faits, doucement, méthodiquement. J'aime ton regard concentré, tes mimiques maladroites pour réajuster un de tes gestes inexacts. Tes doigts sont agiles et caresse ton visage du bout de ton pinceau, à m'en rendre jaloux. Tes yeux se ferment succesivement pour acceuillir des paillettes raffinées. Tes traits sont fins, tes yeux sont doux, ton aura enveloppe la pièce. Je suis là, mais surtout ailleurs, attentif à tes mimiques habiles, guettant tes gestes précis, admirant cette corégraphie superbe. Désinvolte, courageuse, attentive, je souris en apercevant les détails qui te subliment. Un trait de trop t'arrache un soupire, tu lis tes lèvres pour étaler le rouge épais que tu viens d'apposer. Ta bouche semble jouer avec la couleur. Me voilà privé de celle-ci, par peur de couvrir la mienne de ce pourpre féminin. Et puis non, je saurai négocié avec lui ! Quand bien même tu riras de ma grimace maladroite, ce goût amère vaudra cent fois ton rire. Une liste de produit indénombrable s'anime et prend vie sur ta peau qui n'est plus aussi nue qu'avant. Tantôt pailleté, tantôt lissée, tantôt palie, tantôt couverte, je ne saurai distingué la quantité de détails que m'offre l'image de ton visage. Désinvolte, créative, minutieuse, tu t'appliques à la tâche, d'une main d'orfèvre. Mes yeux se perdent dans cette désinvolture, dans ce spectacle harmonieux. Des sourires en coin viennent ponctuer tes moments de labeurs, après un regard à ton miroir. Chanceux. Petit hochement satisfait, tu penches ta tête délicatement, pour t'offrir un angle de vue nouveau, constater le résultat de ton travail méthodique. Ta robe épouse tes épaules et tes bras, ta taille et tes hanches, ton dos et ton buste. Velour noir, élégant, délicat, masquant presque ta désinvolture. Une barette dorée affine ta taille, élance ton allure et orne ta tenue. C'est un papillon flavescent discret, gardant ton bas dos, magnifiant ta colonne. Mon regard te pèse, ose me souffler le sourire gêné que tes lèvres m'offrent. Je feint de ne rien voir, te rendant ton sourire, un peu plus timide. Deux boucles d'oreilles discrètes se dérobent à tes cheveux, comme pour accueillir la lumière braquée sur toi : deux fines pierres rouges envelopés d'argent, en correspondance parfaite avec ta fine chaine tombant sur ton cou. Je me sens un peu gauche, dans mon grand pull que j'aime beaucoup. Tu lèves tes yeux de ton reflet avec désinvolture. Tes yeux se plongent dans les miens, habillés de couleurs et de ton innnocence. Ton regard et doux, tes gestes aussi. Tu te lèves et pose le rouge à lèvre que tu avais encore entre les doigts, te penchant vers moi et me demandant, plein d'hésitation et de désinvolture:
" On y va ? "
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