J'ai l'impression qu'il manque quelque chose a ma vie, c'est etrange, je ne saurai pas bien l'expliquer. Comme une espece de vide, quelque chose qui me ferai sourire et me donnerai des cernes de passion. Je me suis d'abord demande si ce n' était pas simplement un manque d'envie, une déprime passagere ? Mais non, depuis environ octobre, je m'ennui beaucoup dans ma vie je crois. J'ai envie de nouveau, de controle, de quelque chose d'inattendu et qui vienne de moi. J'ai envie de me retrouver peut etre... Envie de partir a l'autre bout du monde ou bien chez un amis proche. J'ai envie de m'evader. Finalement, faire ce qui me plait a l' école n'était meme pas la cle au bonheur. Je suis bien dur a combler comme personne... Plus d'un aurait pu me le dire mais je crois bien qu'il faut que je le realise par moi meme. C'est marrant mais ce blog me rapproche un peu de moi en un sens. J'ai l'impression de m'evader peut etre un peu. J'aime beaucoup mon ecole, j'aime beaucoup ma copine, j'aime beaucoup mes amis mais je ne sais pas trop pourquoi, je me sens un peu vide quand je rentre seul dans mon appartement parisien. Pas la meme solitude qu'avant non. Parce qu'avant je me sentais seul mais c'était douloureux. C'était une solitude accompagne de souffrance, comme l'animal pris dans le piege du chasseur qui arracherai la main de quiconque l'approcherai. Ce genre de solitude la.
La solitude actuelle en revanche a quelque chose de plus doux, un forme de vide. Je suis seul de moi en quelque sorte. J'ai l'impression de ne plus avoir d'ambition, plus de perspective autre que celle qu'on me donne. Je realise petit a petit ce qui me fait vraiment moi. Ce ne sont pas toutes ces heures passes sur mon ordinateur, pas plus que toutes ces heures a étudier le japonais, ou a pratiquer le piano. Toutes ces activites m'ont ete tellement essentielle et precieuse pendant si longtemps que j'ai beaucoup cru que c'étaient elles qui me faisaient. Mais voila, aujourd'hui, tout en continuant a entreprendre tout ce que j'ai toujours pu faire par moi meme, je me sens un peu vide le soir. Alors peut etre, se pourrait il que, il y est autre chose. Aujourd'hui en sortant sur les quais de ma ville natale avec une amie, je me suis rendu compte de ce qui me tenait a coeur différemment mais tout aussi necessairement. Je crois que je cheri mes passion autant que mes souvenirs. C'est peut etre pour ca que je garde tout, jusqu'au dessin qu'une enfant peut m'avoir offert il y a de cela 5 ou 6 ans. Je les aime profondément. Je ne saurais pas trop comment le dire mais je me souviens de chaque details. Le rire au eclats, les jeux de societes, les soirees a jouer en ligne, les yeux railleurs, le gout de l'alcool, les premiers calins, la premiere danse, les premieres pertes d'un proche, toutes les deuxièmes fois et les rires suivants, les danses suivantes, les musiques suivantes, les soirees suivantes, les cours suivants qui me lassaient plus que tout. Et mon entree au superieur, les soirees de travails, les soirees de labeurs, le sourires satisfait, les verres au bars a rire a la lune, les rencontres imprevues, les peurs des rattrapages, les visites parisiennes, les voyages loin de la, les parties de billards. Je me sens vide a énumérer tout cela. J'ai continuellement l'impression de courir a reculons, continuellement a regarder en arriere.
Je me souviens comme si c'était hier de la premiere fois que j'ai pu ressentir cette nostalgie du bonheur, en revenant de la colonie de vacances en angleterre. Je venais de quitter tout ces gens, des amis proches mais surtout un groupe dans lequel j'avais ma place et je me sentais aime. En quittant ce groupe, j'avais aussi laisse une partie de moi avec lui je le sentait. Une partie de bonheur, un souvenir confortable, eternel, en echange d'un simple souvenir. Je me sentais trahis par la vie. J'ai passe presque deux ans a ne plus jamais espérer revivre ce sentiment de plenitude, d'etre a ma place la ou je suis. C'est un sentiment tellement fugace, tellement intense que c'est difficile de vraiment d'appréhender sur le moment. C'est vraiment quelque chose d'extraordinaire. Une forme de joie pure et simple, dénuée de tout questionnement. En revenant de la bas, je rentrais en seconde. Annee difficile pour moi bien que je garde de tres belles relations de cette annees la. Je ne me sentais plus du tout a ma place, dans la cour de recre. Les gens commençait a fumer, a boire, a sortir. Je me sentais rejeter par ce monde assez inutile et insipide a mes yeux. Comme si pour etre interessant il fallait devenir con. Je me questionne toujours aujourd'hui... Et puis l'année s'est acheve, et l'été arrivant, je n'avais plus beaucoup d'espoir en ces deux prochaines annees au lycee.
Jamais je n'aurai pu imaginer ce qui se passerait amicalement sur ces quelques 24 mois. J'ai rencontre des gens formidables, vecus des moments uniques et des soirees inoubliables. J'ai recouvert le gout des amities, ce sentiment parfait d'etre a ma place, meme lorsque les relations sont compliquées. J'ai ri ces annees la peut etre plus que toutes mes annees de college. J'ai danse aussi, appris a danser surtout. J'ai su faire mes premiers pas et parfois mener la danse, un peu maladroitement, mais toujours avec un elan formidable de decouverte et d'insouciance. J'ai compris qu'on pouvait danser seul évidemment, mais aussi a deux, ou bien meme a 10. Les gestes sont gauches et maladroits mais l'intention et pure et innocente, alors la danse demeure belle je crois. En tout cas l'est elle a mes souvenirs. Mais la fin du lycee arrivant, cette joie ephemere ne me laissa pas le temps d'appréhender le changement, le passage au etudes supérieures, qui semblait etre le seule et unique changement, a mes yeux en tout cas. Mais voila, ce n'est pas les etudes superieures qui seront ce declencheur, ce bouleversement que je ne sais toujours pas aujourd'hui vraiment appréhender. C'est cette solitude, dans cette appartement, au coeur d'une ville que je n'aime finalement pas (et n'aimerai probablement jamais).
La ou mes proches m'attendait au tournant sur cette premiere annee, c'était avant tout sur le travail scolaire. Ayant toujours ete plutot a l'aise a l'école, je m'attendait assez naturellement a m'en sortir plutot aisement au cour de ces etudes supérieures, ce que je ne manqua pas de faire je dois dire. Mais voila, il faudrait travailler réellement et se reposer sur ses acquis n'allait définitivement plus suffir. J'étais pret a cela et je dois dire que l' école etait finalement le cadet de mes soucis. Je montrai fièrement au cours des appels a mes parents combien je travaillait, comme pour me rassurer en me disant qu'au moins mes parents sont fiers de moi, eux. Alors je redouble d'effort, et j'essai de tout donner au cours de cette premiere annee. A cote de cela, je m'éloigne de beaucoup d'amis proches, malgré moi. Je reste dans mon coin, me recroqueville dans mon lit quand c'est difficile et laisse la lune accueillir mes pleurs souvent. Je me sens tout sauf adulte, je passe l'année entiere a envier mes amis, ayant un an de moins et se trouvant encore au lycee. Je mange peu, je dors peu et surtout je tombe dans les boissons énergisantes. Je m'enivre de sommeil pour atténuer mes journees interminables de travail, a mes yeux en tout cas. Je repasse toujours quelquefois sur Auxerre mais sans jamais y repartir pleinement ressourcer. Je passe cette annee la le pire anniversaire de ma vie, la pire soiree de ma vie, et surtout beaucoup de temps a questionner mes choix et tout ce qui a pu m'emmener la ou j'en etais a ce moment la. Je ne permet pas d'abandonner, ni meme d'y penser je crois. Mes parents, mes soeurs, mes proches me voient essentiellement a travers le spectre de cette ecole que je viens d' intégrer, et je n'ai aucune envie d'enlever cela. C'est ma carapace a moi qui se forme doucement. Je ne crois pas avoir enchainer sur autre chose que le travail lorsque l'on me demandait des nouvelles sur l'entièreté de cette annee la. Je dirais aujourd'hui que cette premiere annee d'etude est a mes yeux l'année ou j'ai le plus perdu, ou je me suis le plus perdu aussi.
En deuxieme annee, j'envoie un peu valdinguer le travail. L'excellence n'est plus de mise mais je m'en contre fiche un peu. Je passe donc a cote d'un echange universitaire dont j'avais longtemps fantasme sans vraiment broncher. Le temps n'était plus vraiment a l' école. La solitude me tord le ventre, les larmes ont trop creuses mes joues et je n'ai plus l'energie d'avant. Je perd foi en l'adulte, foi en l'humain aussi. Le sport m'aide beaucoup sur ces moments la. Je me met sérieusement a pratiquer la calisthenie et je me bat pour que mes journees soient remplies de ce que j'aime. J'essaie surtout de me coucher le soir avec en tete plus de chose que j'aime faire que de chose que les gens aime me voir faire. Je me rend egoiste, imbuvable parfois et surtout determine. Je n'ai plus qu'une seule chose en tete: decouvrir ce que je vaut, ce dont je suis capable et surtout ce dont j'ai envie d'etre capable. J'apprend énormément sur moi lors de ce debut d'année et je tiens un rythme tres stricts au cours des ces premiers mois. Ma pratique sportive et quotidienne, mes sorties avec des proches ou de la famille sont plus rares, et planifiées a l'avance, juste pour ne pas inquiéter mes proches. Je vie le chronometre a la main, pour me prouver quelque chose. Je ne saurai trop dire quoi, aujourd'hui encore. Tout ce que je sais, c'est que mon ego en est ressorti gonfle a bloc. Je me sentais capable de tout apres ces quelques mois, et surtout du meilleurs. La solitude me pesait toujours, mais bien moins et assez différemment. J'avais trouve la cle, ma cle.
Les vacances d'été seront riches en experiences aussi. Je part au Portugal avec mon meilleur amis, faisant suite a un depart avec ma soeur en Norvege un peu plus tot. Je travaille en parallele et me forge une premiere experience professionelle qui m'enrichira énormément professionellement et individuellement. Je suis fier de moi ces mois ci. Pas la fierte que je pouvais avoir lorsque mes parents me voyaient travailler, non. Une fierte individuel pure. Une fierte qui subsisterait quand bien meme le monde disparaitrai. J'étais moi et fiers de l'être. Je m'aventure un peu plus loin, vers des sentiers moins stable a mon coeur, sur les pistes de l'émotionnel et du sentimental. Je decide d'ouvrir ce site au milieu de l'année et me surprend a etre tres actifs lors de l'été. Je parcours aussi le monde artistique en me forgeant un avis un peu plus personnel et surtout plus documente. Je m'essaye meme a la peinture a l'huile aupres d'une artiste en bretagne. Bien que les ideaux et les modes de reflexions diverges drastiquement, je me surprend a m'accommoder a cet univers. Je ne pleur plus, le soir, la nuit aussi. Je calme mon addictions au boissons énergisantes et essais de manger plus sainement (on oubliera le passage ou je me suis improvise cuisto mdr). Enfin voila, je me découvre bien. Pas heureux, non, je ne décrirai pas ca comme ca mais bien, et ca me suffisait.
Au debut de l'anne scolaire suivante, je perd de cette rigueur. Je rencontre ma copine aussi. La vie m'apportera son lot d'inattendu. Je me souviens d'un soir ou je suis seul dans ma chambre et je m'esclafe de rire, seul. Je contemplais mes certitudes et le marteau de diamant avec lequel la vie venait de frapper. Je me sentais tellement a cote de la plaque. Je commence a faire des choses qui me plaisent, et l'emploi du temps scolaire s'intensifie beaucoup. J'ai meme du laisser de cote mon travail a temps partiel auquel je consacrais toujours du temps (bon d'accord le temps n'est pas la seule raison mais le post est suffisamment long la...). Je perd le rythme de ma vie bien cadre completement. (Les debuts de relations, vous savez ce que c'est...) et me consacre en grande partie au travail scolaire. Je passe le semestre sans rattrapage de justesse. Je découvre le premier cours que je juge véritablement utile lors de mon cursus et me surprend a prendre un certains plaisir lors de certaines activites scolaires. Enfin voila, le scolaire prend une place significative dans ma vie mais me comble aussi nettement plus qu'avant. Je m'entoure un peu mieux, j'apprend a me reposer sur les autres, a avoir confiance aussi, et pas que en moi, a lacher prise un peu. J'essai d'etre vivable en groupe, et je me concentre beaucoup sur mes relations humaines. Je découvre ce que c'est de vivre en partie avec quelqu'un et de prendre le lead d'un groupe, avec toutes les responsabilites que l'on y associe. Le semestre passe rapidement bien que chaque semaine semble une éternité. Je perd de vue quelques amis mais m'efforce toujours de garder contact avec ceux que je porte dans mon coeur.
Aujourd'hui, je suis au debut du deuxieme semestre. Ce week-end, je suis rentre a l'improviste voir ma mere parce que finalement, dans tout ce que je raconte de ces dernieres annes, je ne vous parle pas de ce sur quoi j'ai pu travailler ou du sujet de mes cours magistraux... Et je crois que c'est ca le creux chez moi. Je ne porte pas assez attention au gens, a mes proches, a ceux que j'aime et que je cherie. Je crois que je ne suis peut etre pas assez bien a mes yeux. Je ne me prendrai pas comme amis il me semble, sans trop savoir expliquer pourquoi. Alors oui j'ai tendance a ne pas trop aimer les gens, mais je devrais faire exception non ? Je fais tout plus ou moins consciemment depuis le debut de cette annee scolaire pour rester proche des gens que j'aime. Et c'est le combat que je veux mener chez moi. C'est ce que je sens qu'il me manque, assez égoïstement. Je vais essayer de voir des amis sur Dijon le week-end du 6 7. Voila ma vie comme je l'expliquerai ce soir. Je suis plutot bavard mais je crois que en ecrivant tout ca j'ai appris pas mal de chose sur moi meme. Merci. Je dois tirer ma reverence, il est bientot 7 heures et le soleil n'aimerai pas me voir friquotter avec la lune. Je vous embrasse et vous aimes, si vous lisez ces lignes.
PS: Et vous si vous deviez résumer vos dernieres annees ?
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